Il fut une époque, proche de nous, où il était de bon ton de parler de mort des idéologies. C'est encore, hélas, le cas. Mais de quelle idéologie parle-t-on
? En effet, depuis quelques années, les idéologies, notamment marxisantes, font de leurs décombres leur fierté. La fierté de l'idéologie libérale, elle, n'est pas sous les décombres. Les cas
concrets se multiplient qui n'ont de sens que pour les idéologues libéraux qui n'ont pas finis de sévir. Pour preuve, au-delà des petits affairismes de chacun, se développe une précarisation
générale de la société.
La valeur travail est sans cesse dévalorisée par la baisse régulière des salaires en valeur réelle et l'on veut nous faire croire que les français n'ont plus
le goût du travail. Mais à quel prix et dans quelles conditions ? Combien de temps encore avant de voir nos espérances se réaliser ? Nous vivons de peu mais il n'est pas venu le temps d'être
modérés, et nos espérances sont folles, au-delà de l'espoir même. Rien ne s'est fait de beau sans qu'un jour un homme, une femme ne rêvent de jours meilleurs, de soleil, de verdure et d'espoirs
fous, irréalisables. Nous les réaliserons. Par un combat acharné contre les tenants d'une idéologie qui elle aussi à fait sont temps : le libéralisme sauvage.
Il est urgent que se réveillent nos vieilles et saines utopies, nos rêves,
nos idéologies. Car en face, point de répits, point de poses. La guerre est là, s’installe. Et pour longtemps. Nous en serons les victimes prochaines si nous ne réagissons pas. Il est urgent
d’agir. Ici s’impose la militance, les défilés sous la pluie, le soleil ou la neige. Nous allons devoir nous battre. Contre ces idéologues, contre ces idéalistes. Avec nos rêves et nos
idéologies. Car elles ne sont pas mortes, souvenez-vous, elles ne font que sommeiller en attendant qu’on les secoue un peu, qu’on les réveille. Oui, il n’est d’autres espoirs de se sauver hors le
fait de faire brusquement renaître ce que l’on croyait définitivement enterré : nos rêves d’impossible. Nos rêves jugés impossibles.
par Lionel DEGOUY
publié dans :
Humeur
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