Vendredi 15 février 2008

              C’est sans amertume que je tente d’exprimer le désarroi de mes contemporains. C’est dans ce cadre que je voudrais exprimer tout à la fois une révolte saine et une sagesse nécessaire à l’élaboration de plans d’avenir, de perspectives possibles. De rêve à réaliser. Car il est possible de réaliser nos rêves. Nous en avons, nous, les moyens. Puisque l’argent, ici, coule à flot vers des mers inconnues, et que les ouvriers hautement qualifiés sont légions. De plus nous sommes désormais certains de la volonté du peuple de se réunir en manifestations, pétitions, actions sociales quand il s’agit de justice sociétale.

 
            Or, ce que l’on attend de nous, peuples autochtones, c’est de ne plus rêver. Ne plus rêver d’amour immortel, ne plus se souvenir de nos belles années, celles où nous étions jeunes et forcement rêveurs. On ose nous opposer le pragmatisme, clef de voûtes des discours politiques de nos dirigeants : il faut être pragmatique. Alors que nous n’avons que faire d’une réalité qui soit monolithique, puisque la réalité n’est pas monolithique, et nous n’avons que faire du pragmatisme qui ne peut qu’étouffer nos vies, malmener nos espoirs, dilapider froidement toute réelle probité intellectuelle. Ce que nous devons imposer, au demeurant, c’est l’utopie. Une utopie de l’amour du prochain, du respect de l’autre ; une utopie facteur de développement d’une humanitude toujours plus digne, notamment par des avancées sociales palpables.

            Contre nous des idéologues de droite bien à droite annoncent la suppression de plusieurs milliers de fonctionnaires dans l’éducation nationale : moins de professeurs, moins d’éducateurs, moins de surveillants, moins d’infirmières scolaires. Moins de tout. Alors même que la démonstration est faite que cette politique ne porte pas de fruits, mais des émeutes, des drames, des vies brûlées pour l’idéologie libérale. Il va nous falloir résister. Et proposer tout autre chose, une vision totalement différente du lendemain, de l’avenir. Une vision qui puisse trancher radicalement avec tout ce qui s’est fait depuis des années. Faisons de nos rêves un avenir possible.
par Lionel DEGOUY publié dans : Utopie communauté : Parlons d'amour
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Commentaires

Tout à fait d'accord, mais je vais dire une énorme banalité : nous ne ferons pas d'omelette sans casser des oeufs...
Merci de tes écrits que j'apprécie beaucoup.
De tous Coeurs.
commentaire n° : 1 posté par : Djangsem (site web) le: 15/02/2008 14:30:58
Pour ma part je dis haut fort, oui à l'utopie, l'amour des autres, la douce vie... Malgré bien des problèmes dans ma vie de femme (comme tout un chacun hélas)je veux encore, à 58 ans, rêver pour moi bien-sûr, mais surtout pour mes enfants et pour toute cette jeunesse. Ils ont droit au bonheur, aux rêves, aux rires de l'insouciance. Nous avons tous droit aux rêves de jours meilleurs et nous ne devons pas baisser les bras!
commentaire n° : 2 posté par : Martine le: 16/02/2008 05:54:45

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